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29/04/2025

Tourner à droite sans clignotant, dépasser légèrement la limitation de vitesse, répondre à un SMS au volant : ces gestes, parfois anodins en apparence, peuvent coûter cher sur la route. En France, le permis à points, instauré en 1992, reste un pilier de la sécurité routière, mais aussi une source d’angoisse pour les conducteurs. En 2025, avec des radars toujours plus performants et des règles durcies dans les zones à faibles émissions (ZFE), comprendre les infractions routières et leur impact sur les points de permis est crucial.
Combien de points risque-t-on de perdre ? Quelles sont les conséquences d’un solde nul ? Et comment éviter les pièges ? Cet article vous guide à travers :
Roulez prudemment, on vous explique tout !
L’infraction la plus fréquente, représentant 60 % des retraits de points. Dépasser la limite de 10 km/h peut coûter 1 point, tandis qu’un excès de plus de 50 km/h entraîne 6 points et une suspension de permis.
En 2025, les radars automatiques à double face et les dispositifs embarqués dans les ZFE (capables de détecter les excès en temps réel) ont multiplié les sanctions.
Exemple : Clara, 29 ans, roule à 92 km/h sur une route limitée à 80 km/h. Flashée par un radar, elle perd 1 point et paie une amende de 68 €.
Tenir son téléphone au volant coûte 3 points et 135 € d’amende. Avec l’essor des smartphones, cette infraction explose : en 2024, elle a concerné 15 % des retraits de points.
Les dispositifs mains libres non conformes ou l’usage d’écrans (GPS, vidéos) sont aussi visés.
Griller un stop, un feu rouge ou refuser une priorité entraîne 4 points de retrait et une amende de 135 €. Ces infractions, souvent liées à l’inattention, sont fréquentes en ville, où les radars de feu rouge se généralisent.
Conduire avec un taux d’alcoolémie entre 0,5 et 0,8 g/L (0,2 g/L pour les jeunes conducteurs) coûte 6 points, tout comme la consommation de stupéfiants. Ces infractions graves peuvent aussi entraîner une suspension immédiate du permis.
Le non-port de la ceinture (3 points), une plaque illisible (3 points) ou la conduite sans assurance (6 points) sont aussi sanctionnés.
En 2025, les ZFE ajoutent une nouvelle couche : circuler avec un véhicule non autorisé (Crit’Air 4 ou 5 dans certaines zones) peut coûter 1 point et 68 €.
Un permis probatoire démarre avec 6 points (12 après 3 ans sans infraction). Perdre 3 ou 4 points d’un coup limite vite votre marge de manœuvre.
Si le solde atteint 0, le permis est annulé. Vous recevez une lettre 48SI vous interdisant de conduire, avec une obligation de repasser le permis après 6 mois (code + conduite, environ 1 500 €).
Une infraction s’accompagne toujours d’une amende (45 à 1 500 € selon la gravité). Les délits graves (alcool, stupéfiants) peuvent entraîner une suspension (jusqu’à 3 ans) ou une confiscation du véhicule.
Sans permis, se déplacer devient un casse-tête, surtout en zone rurale. Perdre son emploi ou rater des opportunités est un risque réel.
Cas concret : Marc, 42 ans, a perdu 4 points pour un feu rouge grillé en 2024, puis 2 pour un excès de vitesse en 2025. Avec 6 points restants, un nouvel écart pourrait le mettre en danger. Il décide de suivre un stage de récupération pour sécuriser son permis.
Vérifiez votre solde sur le site Télépoints avec votre numéro de permis et un code confidentiel. En 2025, l’application FranceConnect simplifie l’accès.
Infractions mineures : Si vous ne commettez aucune infraction, les points perdus reviennent après un délai :
Permis probatoire : Les jeunes conducteurs récupèrent 2 points par an (3 en conduite accompagnée) si aucune infraction n’est commise.
Un stage de sensibilisation à la sécurité routière, d’une durée de 2 jours (250-300 €), permet de récupérer jusqu’à 4 points, une fois par an. Réservez via des organismes agréés (Norauto, Auto-école CER).
En 2025, des stages en ligne, moins chers (200 €), sont expérimentés dans certaines régions.
Si vous estimez l’infraction injustifiée (radar mal calibré, erreur d’identification), contestez dans les 45 jours via ants.gouv.fr. Fournissez des preuves (photos, témoignages). Attention : une contestation infructueuse peut alourdir l’amende.
Si votre permis est invalidé, vous devez attendre 6 mois, repasser le code (30 €) et, si vous êtes conducteur depuis moins de 3 ans, la conduite (500-1 000 €).
Un test psychotechnique et une visite médicale sont requis pour les infractions graves (alcool, stupéfiants).
Anecdote : Sophie, 35 ans, a évité une perte de 3 points pour usage du téléphone en investissant dans un support de smartphone et un kit Bluetooth conforme. “Ça m’a coûté 50 €, mais ça vaut mieux qu’une amende et un stage !”
Q : Combien de points ai-je sur mon permis probatoire ?
R : 6 points à l’obtention, augmentant de 2 par an (3 en conduite accompagnée) jusqu’à 12, si aucune infraction n’est commise.
Q : Puis-je perdre tous mes points d’un coup ?
R : Oui, pour un délit grave (alcoolémie > 0,8 g/L, délit de fuite) ou plusieurs infractions simultanées (excès de vitesse + téléphone = 6 points).
Q : Les stages en ligne sont-ils valables ?
R : En 2025, ils sont en phase de test dans certaines régions. Vérifiez l’agrément sur securite-routiere.gouv.fr.
Q : Les infractions dans les ZFE coûtent-elles des points ?
R : Oui, circuler avec un véhicule non autorisé (Crit’Air 4 ou 5) coûte 1 point et 68 € dans certaines métropoles.
Q : Que faire si je reçois une lettre 48SI ?
R : Rendez votre permis sous 10 jours, ne conduisez plus (risque de 4 500 € d’amende) et préparez-vous à repasser le code après 6 mois.
En 2025, perdre des points de permis est plus facile qu’il n’y paraît, entre radars sophistiqués, ZFE et distractions numériques. Mais avec une conduite prudente, une bonne connaissance des règles et une gestion proactive de votre solde, vous pouvez protéger cet atout précieux.
Consultez régulièrement vos points, respectez les limitations et, si besoin, inscrivez-vous à un stage avant que la situation ne devienne critique.
Un dernier conseil : sur la route, la vigilance est votre meilleure alliée. Alors, prenez le volant avec responsabilité et gardez vos points intacts !